dimanche 9 mai 2010

La femme du métro

Quand ils ne sont pas ensemble, le monde est terne. Pour madame Koulà les gens sont comme un nuage de mouches qui lui cache le soleil.
Son soleil, c'est Mimis, un jeune étudiant, il a vingt ans de moins qu'elle et il est beau. Elle peut le lui dire :
"Très beau, plus qu'il ne faudrait, chaque fois que je te vois, je ne sais plus où j'en suis, je m'égare, tout se brouille autour de moi."
Mimis est aussi le petit garçon qu'elle n'a pas eu, celui qu'elle aurait voulu aimer, parce que les hommes dans sa vie, ça n'est pas trop ça ! alors cet amour là est presque une revanche.
L'histoire de ce livre est toute simple, l'auteur la déploie dans son évidence, celle de la naissance d'un amour et son développement entre une femme de quarante ans déjà entrée dans le regret des manquements de sa vie, et un jeune et bel étudiant, séducteur de femmes mûres.
Ils se rencontrent dans la même rame de métro, ils s'apprivoisent, ils s'aiment...
l'amour quand il n'est que physique est sans issue, on le sait, on le sent, et quand la relation devient plus complexe, intervient de nouveaux états de conscience.
Madame Koùla en a assez de mesurer sa vie au compte-gouttes, Mimis lui offre une respiration, une pause, une parenthèse merveilleuse... en tout cas dans les premiers temps.
L'amour adultère apparaît comme plus fort, plus intense, parce qu'il à tendance à tout exclure autour de lui, Mimis devient une drogue, mais dure à vivre !
Tout dans ce roman, ou dans cette nouvelle, c'est au choix se fait à l'économie : les mots, les pages, mais pas sentiments. Leurs force se dégagent à chaque ligne, irradie le texte.
La femme du métro est un bouleversant portrait de femme, Michel Volkovitch (le traducteur) parle même de ferveur à propos de Madame Koùla. C'est une femme lumineuse et forte comme peut l'être sa façon d'aimer, pour ma part, j'aimerais croire à l'existence d'un cercle secret d'amoureux de madame Koùla.
Planifiez-vous une heure de lecture, vous n'en reviendrez pas.
Menis Koumandrareas, La femme du métro, Quidam 10 euros.

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