mardi 8 septembre 2009

De la rentrée littéraire...


Les rentrées littéraires sont pleines de bons romans.
Il y a ceux dont tout le monde parle parce qu'ils sont incontournables, la partie émergée de l'iceberg (les médias et les maisons d'édition en ont décidé ainsi), parfois ils engendrent une polémique, ils abordent des sujets d'actualité ou tout simplement touchent au plus profond des lecteurs (d'un grand nombre de lecteurs potentiels). Ce sont pourtant de bons romans :
Haenel, Yan Karski, Gallimard.
Marie Ndiaye, Trois femmes puissantes, Gallimard.
Laurent Mauvignier, Des hommes, Minuit. (Un roman d'une grande densité qui aborde avec justesse et un vrai point de vue de romancier la guerre d' Algérie faite de honte et de secret. Le livre est construit comme une montée en puissance, à la manière d'un souvenir traumatisant qui remonte à la surface de la conscience et qui en devient obsédant jusqu'à la folie.)
Il y a ceux que l'on attend comme on peut attendre des nouvelles de bons amis. Les Quignard, les Roth... Ceux là nous ont convaincus il y a déjà longtemps qu'ils étaient de bons écrivains. Je rajouterais même Robert Alexis et son U-boot (chez Corti)dans cette catégorie, même s'il n'est pas encore un écrivain consacré, c'est un des rares dont je lise systématiquement ses romans (sa prose ma fascine).
Il y a ceux qui viennent transformer un premier essai, ceux que l'on ne connaît pas encore très bien, on attend d'eux qu'ils nous surprennent, nous envoûtent comme leurs autres romans (ces premiers romans dans lesquels on avait voulu voir des qualités qui n'y étaient peut être pas mais un premier roman cherche toujours à émouvoir ou captiver son lecteur de façon particulière).
Hélène Frappat, Par effraction, Allia.
Jérome Lafargue, Dans les ombres sylvestres, Quidam.
Pascal Morin, Biographie de Pavel Munch, Le rouergue.
Thierry Hesse, Démons, L'olivier.
Serge Mestre, La lumière et l'oubli, Denoël.
David Fauquemberg, Mal tiempo, Fayard.
(Je pense revenir sur ceux là un peu plus longuement).
Il y a les monstres, ceux dont on ne sais pas encore par quel bout les prendre (je pense au romancyclopedie Les soniques (édition Inculte).
Enfin il y a les premiers romans, ceux dont on veut qu'ils nous épatent, qu'ils apportent quelque chose de nouveau, qu'ils soient une révélation :
Stephane Velut, Cadence, Bourgois.
David Boratav, Murmures à Beyoglu, Gallimard.
(la liste n'est pas encore close).

La rentrée littéraire est pleine de bons romans parce qu'il n'est pas besoin de 650 bons roman. C'est à l'aune de ma capacité de lecture que je veux juger une rentrée.
De combien a t-on besoin de bons livres pour tenir les deux mois de rentrée ?
Certainement pas 650.

1 commentaire:

  1. Je préfère nettement ta liste à la première sélection du Médicis. Oh que oui !

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